« En ce qui concerne le cheval, nous sommes une petite région. Nous avançons doucement mais sûrement. » Créée en septembre 1997, l'association de la filière cheval Alsace (AFCA) a organisé, hier dans le cadre du salon du cheval de Paris, une belle opération de communication. Objectif : démontrer, contrairement aux idées reçues, que la région est un des fiefs nationaux de la pratique équestre. La preuve, l'AFCA fut la première filière équine à voir le jour en France, juste avant celle de Basse-Normandie, région reine en la matière. « Notre association a pour but de rassembler les différents secteurs de la filière (élevage, tourisme, sport), de favoriser leur collaboration et de coordonner l'ensemble des actions », explique Paul Schiellein, président de l'AFCA. Sur les cinq dernières années, le nombre de licenciés alsaciens (compétiteurs ou simples pratiquants) n'a cessé d'augmenter (+19%) et se rapproche aujourd'hui de la barre symbolique des 15 000.
Le cheval créateur d'emplois
Le tourisme équestre constitue le point fort de la région. Le Bas-Rhin se place ainsi au 1er rang des départements français en nombre de licences pour cette pratique (2 200), tandis que le Haut-Rhin compte près de 1100 passionnés. Par ailleurs, forte de 500 km de chemins et 70 gîtes équestres, l'Alsace est devenue une terre de prédilection des randonneurs à cheval, français et européens. Présent, hier au Salon du Cheval, le président du conseil régional, Adrien Zeller, a insisté sur les vertus de l'activité. « Le cheval est créateur d'emplois, de convivialité, et permet de fédérer, à travers les cavaliers, l'ensemble des milieux sociaux. » Signes de l'importance prise par « le meilleur ami de l'homme » dans la région, plusieurs manifestations d'envergure vont venir rythmer l'année 2006. En mai, Bischwiller accueillera un concours international de dressage. Et fin juillet, alors que Saverne sera la ville hôte d'Equirando, Wissembourg organisera une compétition nationale de concours complet. Soucieuse d'ancrer encore un peu plus la culture hippique en terre alsacienne, l'AFCA espère à présent pouvoir construire la Maison européenne du Cheval à Eckwersheim. Un lieu, où professionnels et particuliers pourraient trouver toutes les réponses à leurs questions. Hier, Philippe Laroze, directeur de la fédération des Conseils des Chevaux, a annoncé que le fonds Éperon acceptait de financer 40 % du projet estimé à 600 000 ¤. Les Haras nationaux apporteraient, quant à eux, 10 % de la somme. Reste à présent à connaître la position des collectivités locales et en particulier celle de la Communauté urbaine de Strasbourg…

